lundi 30 avril 2007

Des dangers à surmonter à l'autre bout du monde...

Ah, je l'avoue, cet article est destiné à mon père. Oui, Papa (que, bien que nous ne soyons pas toujours d'accord, j'aime tant, cela va sans dire, mais cela va aussi très bien en le disant), tu avais raison : en voyage, dans ses contrées lointaines il faut faire attention, très attention. Et oui, c'est dangereux parfois tout ça... D'abord il y a les moyens de transport, parfois aléatoires... C'est pas comme chez nous, où la SNCF nous donne de l'argent (enfin presque !) pour les retards (supérieurs à une heure et du fait de la SNCF). Ici, on ne sait pas quand on part : sur la photo John J. prend son mal en patience et s'allume une cigarette en observant le chauffeur du bus et son assistant bricoler la boite de vitesse (?), le système de freinage hydraulique (?), ou la direction du bus ??? Il y a 1 H, nos 2 bricoleurs nous avaient garanti en avoir pour 15 minutes au plus...

Bref, non seulement nous partirons à l'heure, mais nous arriverons en retard, il ne faut pas pousser quand même !, mais sains et saufs.

Cette foi indestructible des acteurs du transport s'accompagne aussi d'éléments concrets, présents dans quasi tous les véhicules, destinés à protéger le conducteur et ses passagers. Le crucifix, celui sur la photo est de taille appréciable, est la valeur sure en ce domaine. Et s'il gêne un peu la visibilité du chauffeur, cela n'est rien à côté de la protection qu'il apporte.

Ah oui, parce qu'il faut savoir qu'au Mexique le permis de conduire s'achète plus qu'il ne se mérite. C'est tellement plus simple et ça fait gagner du temps à tout le monde : au candidat, qui en 1/2 journée sont munis du permis et se voient ainsi dispensé des fastidieux apprentissages du code de la route et des règles associées (de là à voir un rapport avec les embouteillages constants à Mexico City, c'est aller un peu vite en besogne...), que de toute façon personne ne connait puisque tout le monde a acheté son permis ! Aux autorités qui collectent directement les redevances sans se soucier de mettre en place un système d´éducation routière coûteux et inutile... Aux agents de la force publique, et Dieu sait s'ils pullulent ici : Police de l'Etat, Police de la route, Police municipale, Police fédérale (avec on plaisante moins qu'avec les autres...) qui peuvent ainsi verbaliser allègrement et à la tête du client (qui penserait à ça chez nous, franchement ?) et avec des tarifs à leur goût puisque personne n'ayant étudié le code de la route, seuls les conducteurs avertis sont au fait des pratiques courantes... En ce qui concerne le payement le liquide est pratiquement la seule forme acceptée, surtout qu'après leurs heures de travail officiel certains agents "prètent" leur uniforme à leur cousin, frère ou neveu pour que ceux-ci arrondissent leur fin de mois !!! Autre danger : dans ce pays on trouve des armes partout, la preuve, vous avez vu la taille de ce canon ? Et puis dans l'état dans lequel il est, si le coup partait tout seul, je ne serais qu'à moitié surpris... (D'ailleurs l'observateur attentif remarquera l'angle de la prise vue : je me suis placé de côté, au cas où...) Danger signalé, mais danger quand même : l'escalade de monuments historiques... C'est pas tous les jours qu'on me fera escalader un temple Maya construit par on ne sait pas très bien qui (l'architecte ne signait pas ses oeuvres à l'époque...), on ne sait pas très bien quand... Et vous avez-vu comme c'est haut ? Bon, d'accord, là je fais le fier en montant, mais c'est en descendant où c'est vraiment comique : je vous assure que ça plaisante nettement mois dans les rangs... D'ailleurs l'Office du Tourisme local le mentionne clairement : "Nous vous recommandons de monter avec Précaution". Parmi les autres dangers, riques et menaces qui m'entourent constamment, je ne mentionne pas les chutes intempestives de noix de coco (c'est dur une noix de coco, et lourd quand c'est plein d'eau de coco, un vrai régal, en boisson, pas en rencontre verticale avec le cuir chevelu...), les coups de soleil, les brûlures de méduses et autres picqures d'insectes divers et variés qui peuplent ces contrés... Bref, tout ça pour rassurer mon Père : bien que je sois en vacances, je suis VIGILANT 24H / 24 !!!

Ethnologie ou voyeurisme ?

Les costumes bariolés des indiens du Chiapas permettent au connaisseur de déterminer à coup sûr le village de provenance des indigènes... Quel festival de couleurs, de motifs et de rafinements vestimentaires, qui nous manque cruellement... Sur les photos ont voit des demoiselles de San Lorenzo Zincantan et une jeune fille avec son Frère, cousin, ou neveu, que sais-je, de Chamula.
Le CHIAPAS, vous savez le coin perdu d'où le Sous-Commandant MARCOS et les hommes de l'EZLN sont partis pour leur marche pour le respect des droits des Indiens? Et bien le Chiapas est peuplé en grande partie de descendants des Mayas. Les Tzotzils, Nahuatls, et les nombreux autres), vivaient encore il y a quelques années comme il y a 500 ans, isolés et oubliés du reste du pays. Ils forment environ 60 % de la population de cet état dont les richesses ( hydro-électricité notament) leur sont étrangères: L'arrivée de réfugiés du Guatémala marginalisa encore plus cette population aux traditions vivaces, à la religion si particulière. (J'y reviens , c'est assez pitoresque.)
La scolarisation gagne dun terrain, les jeunes parlent de + en + espagnol, mais les bases de l'économie restent l'agriculture et l'artisanat. A 17 ans, une charmante jeune femme qui m'a confectionné un bracelet à mon nom (Cristobalito) portait déjà son enfant dans le dos ! Ça laisse rêveur, non...
Le tourisme consistue aussi une source de revenue appréciable : San Cristobal de Las Casas est envahis de Gringos, d'Européens, et autres Australiens en vacances, et aussi d'Indiens venus des villages avoisinants pour écouler leur marchandises : les uns courants après les autres qui, lassés, tentent de les éviter. (On est loin des Souks marocains avant l'Aïd El Kebir, je vous rassure, les Indiens font preuve d'une certaine réserve en général.)
Le tourisme ethonologique attire les foules, qui se déversent par bus entier dans les villages voisins de San Juan Chamula (St Jean de la Mule Morte en un mix d'espagnol, parce que les mules n'existaient pas avant l'arrivée des Conquistadors !, et de la langue locale, le tzotzil) et San Lorenzo Zincantan (St Laurent des Chauves-Souris), envahissants les marchés, les places publiques et les églises, déjà bien fréquentés en cette période de Semaine Sainte.
Les Indiens se livrent en effet à une forme de religion assez originale, mettant en oeuvre un synchrétisme religieux créatifs : Puisque les Conquistadors ont détruit les temples mayas, leurs ancêtres, et utilisé les pierres pour construirent les églises, alors les églises sont devenues les nouveaux lieux de culte. Logique, non ? Ni banc, ni confessionnal, mais des aiguilles de pins par terre et des fumées d'encens et autres produits, des chants et des prières, des bavardages aussi, et des tonnes de touristes qui se retiennent pour ne pas prendre de photos, c'est très mal vu, voire dangereux dans les églises.
Les rituels de Hommes (ou Femmes)-Médecine se déroulent toujours de la même façon, durant entre 1/2 H et 1H, avec des palmodies en langue locale, des oeufs que l'ont passent autour des participants, des branches qu'on brûle, poulet vivant, au moins au début de la cérémonie, ensuite on lui rompt le cou, une boisson alcoolisée locale, avantageusement remplacée par du Coca Cola ou du Pepsi, ou tout autre boisson gazeuse, l'idée étant de faire rôter pour chasser les mauvais esprits du corps des participants. Participants nombreux ou juste 2, le demandeur et l'Homme-médecine, peut importe, à la fin de la cérémonie, le voeu s'exhauce : retour à la santé (j'en aurais bien besoin avec mon dos qui me joue des tours et me prive de surf en ce moment...), retour du travail, de l'être aimé, etc...
Et tout ça sous les yeux de hordes de touristes, tolérés, acceptés, voire désirés (?) parce qu'acheteurs potentiels de produits artisanaux confectionnés dans les villages, et de ce fait contributeurs du revenu des populations locales.
Si Paris vaut bien une messe, comme le disait notre bon vieux Henri IV, la survie et le confort matériel valent certainement bien l'inconfort visuel et auditif de groupes de vacanciers curieux de cultures exotiques... Curiosité ethnologique ou voyeurisme, à vous de décider...
Pour ma part, je suis sorti assez rapidement de l'église, en voyant un prêtre (tiens, on m'avais dit que le dernier avait été chassé il y a quelques siècles déjà ?...) procéder à ce qui ressemblait à un bâptême. Que dirais-je si une horde de Japonais se mettaient à tourner autour de nous au cours de la cérémonie de baptême d'un neveux ou d'un cousin ? Donc j'ai préféré visiter le marcher, où les costumes sont aussi chatoyants , sans la fumée et l'encens de l'église...

vendredi 27 avril 2007

Quelle soiree mes Ayeux...

Les Mexicains c'est pas des tristes... On prévoit de se coucher tôt et on tombe sur Rafi, Fito et Carlos, et voila la nuit démarre sur des chapeux de roues... Avec ces trois-là, impossible d'avoir tes 8 heures de sommeil, ou même tes 5 heures de sommeil, ou même de penser dormir tout simplement. Avec ma manie de dire bonjour à tout le monde, j'vous jure. Là, j'ai tiré le gros lot : 3 jours de fiesta (je comprends maintenant la valeur de ce mot espagnol. On est vraiment des amateurs, avec nos "Fêtes", si, si, je vous assure !) ininterrompue... D'ailleurs en regardant la 1ère photo, ami lecteur, tu remarqueras certains éléments assez révélateurs : la bouteill de Bacardi, il fait jour, l'heure sur la montre...
Et oui, ils ont commencé à picolé à 4H de l'aprem... Je vous dis, pas des tristes les Mexicains.
Et c'est trois là sont champions du monde, dans plusieurs catégories, je vous assure.
Bref, La Semana Santa (Autour de Pâques, pays catholioque oblige) est l'occasion d'une ou 2 semaines de congés pour tous les Mexicains : hôtels pleins à carquer, vols surbookés, Bus pris d'assault ... Mieux vaut éviter de voyager ou de changer d'Hôtel à ce moment-là.
Le còté positif est la rencontre de vrai Mexicain, ce qui change de la faune internationale des hôtels de backpackers...
Voilà, tout ça c'était à San Cristobal de Las Casas, il y a bien longtemps déjà...

mercredi 25 avril 2007

Nuits tropicales...

Moiteur tropicale, chaleur constante qui augmente au moindre mouvement, bruits insolites de la forêt environnantes, léger bruissement du vent dans les feuilles de plamiers...
Une âme Livingstone s'éveille au plus profond de mon être, et bien calé au fond de mon hamac (C'est vrai Carole, dormir dans un hamac, c'est autre chose...), le léger balencement me berçant tranquillement, je laisse mon esprit rêveur s´évader entre la cimes des palmier et les nuages floconneux, avant de rejoindre volupteusement, serein et heureux, les bras de Morphée pour une nuit peuplée d'autant de rêves merveilleux qu'il y a de créatures dans cette forêt tropicale...

samedi 21 avril 2007

Concours de sourires, à qui le plus beau ?

Et oui, bizarrement certains gestes entrainent une réponse réflexe chez l'autre : un bon bailleur en fait bailler 7 autres, dit-on par exemple. Et un sourire aussi ! Incroyable le pouvoir de ce rictus du bas du visage, de cette contraction musculaire faciale sur notre prochain. d'ailleurs je pense même, avec mon amour inconsidéré du risque et des causes perdues, tenter l'expérience dans notre bon viex Métro parisien... (Gonflé le gars, y devrait peut-être arrêté la Téquilla !) A suivre, je me mumirai certainement d'un accessoire indispensable pour ne pas passer pour un fou dans les couloirs de la RATP : un nez de clown (Merci à Christophe Mongellaz pour cette idée géniale qui change vraiment les voyages en métro...). En attendant je vous livre ici quelques exemplaires de ma collection de sourires mexicains (enfin récoltés principalement au Mexique, parce que tous ne proviennent pas de locaux...), avec une question : A qui le plus beau sourire ??? (Votez en utilisant les commentaires !) Léon Trotsky, dont j'ai visité la dernière demeure à Coyoacan, aujourd'hui cartier de Mexico, avec une pensée émue pour Stéphane (Promi Stéphane, je te prépare un reportage circonstancié, rien que pour toi, sur cette visite mémorable...). La jolie écolière de Puebla, qui déprimait sur son banc (mauvaise note, chagrin d'amour adolescent ou rage de dent ?) avant que mon objectif (ou mon accent français ?) ne la déride ?
Erik, l'étudiant en médecine de l'interminable trajet Puebla-Campeche, qui a réussi l'exploit de parler plus que mois pendant 8H d'affilé (pas encore homologué au Guiness...).
La jolie vacancière de Monterrey, rencontrée avec toutes ses copines au milieu d'une piste de danses de San Cristobal de Las Casas ?
La pétillante Sandy de NY City, grande fan des églises en tout genre, qui se régala à San Cristobal de Las Casas de voir un clocher presque à chaque coin de rue ?
La jolie Patricia, dont le petit ami plongeur se demandait ce que je fabriquais avec sa copine pendant que lui tentait, mort d'inquiétude et de jalousie (on le comprend!), de remonter son matériel de plongée du fond du Cénote, à côté de Merida, en hurlant des insultes à mon égard et des promesses pour sa belle (du genre : "Je te promets, la prochaine fois je t'emmène avec moi à l'eau...") ? (Son sourire me fait penser à celui de Sophie G., pour ceux qui ont la chance de la connaître.)
Andrea, la jolie Guatemaltèque étudiante en Médecine ? Flores, la ville des fleurs, à côté de Tikal porte décidément bien son nom... Je retournerai bien au Guatémala rien que pour y tomber malade ma foi...
Votez, votez (et votez aussi comme il faut, ce dimanche, c'est important...), et je vous donnerai d'autres sourires fabuleux pour organiser la finale du plus beau sourire Mexico 2007 !!!
¡Hasta Luego Amigos!

jeudi 19 avril 2007

Ça y est, enfin, je suis Certifié PADI...

Et oui, depuis des années, aprèes de nombreux essais en piscine (Merci Philippe pour ta patience !), et en Mer (Merci Pierre-Yves et Luc !) après avoir raté une super plongée à Playa del Coco au Costa-Rica avec Jef (épave par 20m de fond, tortues et requin... Pendant que moi, je faisais du Palmes-Masques-Tuba à la surface!), enfin je prends le temps et je m'y mets.
Bon il faut dire que les conditions plutôt favorables m'ont poussé au crime :Température de l'eau à plus de20 degrés, température exterieure donnant vraiment envie de se mettre a l'eau, Moniteur super sympa, Girardo (En plus fréquentable : un surfeur !!!), et pour couronner le tout un super deal pour le cours (Merci Betty de m'avoir mis en contact avec tes amis de COZUMEL!!). Je ne pouvais pas différer plus longtemps.
Et franchement, cette sensation d'apesanteur, ce silence des fonds marin, cette richesse de la faune et de la flore (c'est que démarrer à Cozumel, c'est pas mal du tout...), tout fait de la plongée un monde à part. Victor, le Dive Master qu'on aperçoit sur une photo (au fait Benoît, comment on met une légende sur une photo ?), Victor donc descend comme un parachutiste en chute libre : les bras croisés sur le thorax, les palmes en l'air, le visage reflétant une sérénité et une félicité indicible... Ensuite, tel un poisson, il se déplace tout doucement, avare de ses coups de plames, se laissant dériver dans le courant (ramassant au passage une jolie lampe de plongée oubliée par un plongeur négligeant... Il veille au grain le Victor !), et observant tranquillement les beautés du monde marin.
J'ai goûté ces sensations merveilleuses d'apesanteur, de Swim-through (pour ma 1ère plongée de PADI, gonflé le moniteur! Et en fait j'avais pas trop envie de palmer dans de petit trou dont je ne voyais pas la fin... C'est vrai, quoi, ce serait trop bête de rester bloqué là-dedans pour un première fois... Mais comme Emma, ma compagne d'aprentissage, parce que y a plein de trucs à apprendre en plongée, pas juste à faire des bulles dans l'eau (avec la bouche, au cas où...), faut pas croire, elle n'a pas hésité 1/4 de seconde, je ne pouvais pas me dégonfler... Je l'ai trouvé un peu long ce tunnel sous-marin dont la perspective m'était bouché par mes prédécesseurs à bouteille... Mais, bon, je l'ai fait...), sensation de flotter dans le courant en observant une tortue dormant au creux d'un rocher...
Si, c'est vrai, on m'y reprendra, c'est sûr...
Mais, bon, je vous rassure, c'est bien tout ça, mais ça ne vaut pas une bonne session de surf !
Rien de tel pour l'adrénaline...
D'ailleurs, j'en ai une deux de bien chaudes de sessions à vous raconter, mais avant ça, il y aura San Cristobal de Las Casas (pourquoi m'y suis-je senti si bien ?), alors restez connectés !
PS : Mais qui c'est Benoît ? En plus d'être mon conseiller technique pour ce blog, Benoît est un super pote surfeur, et un grand voyageur. Allez découvrir son blog à lui, dépaysement garanti vers l'Amérique du Sud, qu'il parcourt en stop depuis quelques mois déjà :
PPS : Message personnel pour mes parents : avec des amis comme ça vous comprenez pourquoi j'ai des envies tenaces de partir avec mon sac à dos. Et encore, je vous ai pas présenté Carole... Elle se promène en quelque part entre la Thaïlande et le Cambodge en ce moment...

Enfin du Surf... (Pour lecteur averti, termes techniques...)

Ça y est je me mets à l'eau... Sarah ne m'avait pas menti : on surfe à COZUMEL... Et oui, la côte est de l'île se trouve face à la Mer des Caraïbes, le swell rentre. Mais comme le fetch est faible, ça n'est jamais très propre : des vagues pas rangées (ne me faites pas dire que les Mexicains sont bordéliques, ils n'ont rien à voir là dedans !), une houle désordonnée qui impose une très bonne lecture de vagues. Mais, bon, ma dernière mise à l'eau c'était en novembre dernier, avec une combinaison de 5mm, et une température ambiante de 10 degrés... Je ne vais pas me plaindre tout de même. Sur la photo, Olivier, le frère de Sarah, la copine de Betty(Amie lectrice féminine, je t'avais promis du beau surfeur, et bien voici !). Tout fait un parait un peu compliqué à suivre, c'est simplement pour dire que l'accueil à Cozumel restera dans les annales. Deux journées de surf ou plutôt 2 après midi (après la plongée, PADI oblige !) pour savourer une eau chaude, des petites vagues (moins d'1 m), et un spot désert, le surf n'est très développé sur l'île... Bref, un bon début, à suivre, parce qu'aujourd'hui je suis à Puerto Escondido, et là, c'est une autre histoire, que je vous raconterai bientôt, restez connectés !

mercredi 18 avril 2007

TIKAL, ça déménage...

Tikal, site mythique... Perdu au fin fond de la forêt tropicale du Guatémala, découvert par hasard par les chercheurs de gomme, et connu de millions et de millions de spectateurs (un épisode "La Guerre des Etoiles" a été tourné dans le coin, utilisant les vestiges pré-colombiens Geores Lucas transforme des temples mayas en forteresses de sciences fiction...), Tikal est aujourd'hui l'attraction touristique majeure de ce bout de jungle perdu au fin fond de l'Amérique Centrale.
Pour y arriver, rien de simple, tout est compliqué. J'ai choisi de passer par Bélize City, vous verrez que le départ de Tikal vaut le détour également.
Tikal rime avec matinal (aïe, aïe, aïe !). En effet, ce haut lieu de l'éco-tourisme se visite le matin, afin de percevoir de nuit tous les bruits de la jungle environnante, et de découvrir le réveil de milliers d'animeaux sur ce site archéologique.
Et bien croyez-le ou non, mais ils ont réussi à me faire lever à 3H du mat (si, si c'est vrai... Personne je crois, même pour le travail, n'avait réussi un tel exploit!), pour aller de Florès (Ah, Florès, charmante petite ville isolée sur sa presqu'île et baignée par le lac Peten, un vrai régal ce lac d'eau tiède...) jusqu'au site archéologique. Le départ prévu à 3H du mat a lieu à
3H40, merci les organisateurs. Heureusement à cette heure-là, au milieu de la nuit, j'ai le cerveau trop embrumé pour raller. (Au passage merci au baroudeur Américain qui m'a prêté son réveil matin... Tu vois Stéphane, y sont pas tous à jeter les Ricains...).
Arrivée de nuit sur le site, certains gardiens ont des fusil pompes (il parait que dans la jungle il n'y a pas que des animeaux gentils...), cela ne nous empêche aucunement de nous engager sur le petit chemin aménagé dans la forêt tropicale. Au grand dam des singes hurleurs, qui manifestent bruyament leur mécontentement face à l'intrusion d'une horde de touristes munis de lampes frontales ou de poche (sauf moi, j'ai fait mon sac un peu trop vite... Et puis on voit très bien la nuit dans la jungle, la preuve c'est moi qui ouvrait le chemin. Même pas peur!) Et la franchement on n'a pas envie de se trouver face à face avec un hurleur, parce que vu l'intensité sonore du cri, ça doit faire au moins 100 KG cet animal-là... Nous voilà au sommet d'un édifice, l'un des plus haut, entourés de nuage de brume, de nombreux autres groupes touristiques (business, business...) et des bruits de la jungle qui se réveille. Bien que cela manque un peu d'authenticité (vu le nombre de personnes haut-perchées au sommet de l'édifice) c'est pas tous les jours qu'on voit et qu'on entend la jungle se réveiller : singes hurleurs, animaux en tout genre, pic-vert, perroquet, et des dizaines d'autres volatilles (dont on m'a donné les noms en anglais !) nous font l'honneur de déployer leur parures du matin, en passant et repassant devant nous (enfin surtout pour les oiseaux, parce que les autres animeaux, plus pudiquent restent à l'abri des feuillages tropicaux...).
La suite de la visite se poursuit à la fois sur le thème de l'éco-tourisme et de l'archéologie, notre guide hurlant comme un forcené pendant 40 bonnes minutes sous un arbre, le secouant même, pour réveiller un groupe de singes hurleurs qui avait réussit à se rendormir... C'est au moment ou nous nous éloignons que les mamifères nous gratifient d'une bordée d'injures bien salées, qui aurait fait frissonner le Capitaine Haddock de bonheur. (Pas si gros que ça finalement, le singe hurleur, un autre animal à grande gueule, c'est tout !)
5 temples plus tard, quelques moments de vertiges passés (surtout pour redescendre, c'est haut c'est trucs-là), des centaines de marches avalées, des rencontres de touristes de Norvège, de Suisse, des E-U, et d'ailleurs, des dizaines de photos dans la mémoire de mon Olympus de poche, c'est encore une fois subjugué par le spectacle que j'ai eu la chance de contempler que je remonte dans le minibus, en route vers d'autres aventures...

En passant par Belize pour rejoindre le Guatemala

Récit d'une partie de la nuit en bus, entre la frontière du Mexique et Belize City, capitale de l'état du même nom, où, le guide du Routard le précise avec raison (Au fait, merci Christa pour le livre...), qu'il n'y a vraiment pas grand chose à faire (dans la ville elle-même, parce les îles avoisinantes regorgent de splendeurs dit-on...).
Incertitude déjà sur le départ... En effet, le chauffeur et son assistant, 2 blacks bien costauds (je le note parce qu'au Mexique on voit très peu de blacks), s'affairent autour d'un capot relevé. On ne peut pas les rater, le capot se trouve à côté du siège du chauffeur. Boite de vitesse, réglage du ralentie, en tout cas ça les occupe, mais cela ne les inquiète en rien, le départ aura lieu à l'heure. John J. Hopkins, l'Américain paumé qui ne lâche jamais ni sa carte de l'Amérique Centrale ni sa bière (à 4 h de l'aprem...) - et oui, parce qu'il ne se souvient jamais où il doit aller, alors une carte c'est bien pratique, non ? - John J. et moi donc manifestons un optimisme beaucoup plus nuancé... Et bien, nous avions tort, départ dans les temps (enfin presque), et le bus se remplit petit à petit, au gré d'arrêt dont la logique nous échappe complètement (à force s'habitue...), d'une foule bigarrée, non pas black-blanc-beurre comme chez nous, mais black, latino et métis. Travailleurs frontaliers regagnant leur foyers, voyageurs (on est 2 gringos dans le bus, c'est tout), réfugiés de pays d'Amérique Centrale, il y a de tout. Notamment un homme d'une quarantaine d'annés, au visage buriné par le soleil, aux yeux d'un vert clair assez surprenant dans ses contrées exotiques. Il me fait penser à certains Turcs croisés du côté de Bodrum en 2001... Cet homme est chez lui, il passe la frontière à coup de grande claque dans le dos pour les douaniers, qui ne semblent pas s'en ofusquer... Je n'ose lui demander d'où il vient, qui il est, où il va... Le mystère restera entier.
Au passage de la frontière le douanier mexicain me soulage de 100 Pesos (50 francs, 7Euros 50), me garantissant qu'à mon retour en terre mexicaine on en me demandera rien. C'est bizarre mais plus il le dit, moins je le crois... Le voyage continue, le bus se rempissant de plus en plus, certains passagers voyageant debout, un groupe de 3 jeunes parlant haut et fort en ce créole anglophone, dont je saisis quelques brides, particulièrement un mot qui revient très très fréquement : "Fucking..."
Arrivée prévue vers 20H30 à destination (départ vers 17H30), soit 3 H pour parcourir plus de 390 KM, d'après le panneau que je viens d'apercevoir (pourvu qu'il compte en KM et pas en Miles ici... Après tout, ils parlent bien anglais, on ne sait jamais !). Avec toujours autant d'arrêts au milieu de rien du tout : certains montent, d'autres descendent, mais où vont-ils ? Et comment fait notre assistant chauffeurs pour s'adresser à ceux qui viennent de monter, en reconnaissant ceux qui se sont déjà acquittés de leur dû ? (Et oui, il fait nuit, les ampoules du plafonnier ne diffusent qu'une faible lueur, quand elles acceptent de fonctionner, et ils sont presque tous noirs là-dedans !!! Chapeau, un vrai pro ce type !)
Au cours d'un bref arrêt le chauffeur me confirme l'heure d'arrivée. Décidément les lois de l'arithmétique tropicale et le calcul des vitesses suivent des logiques pour nous bien ésotériques.
L'animation des 3 jeunes créoles lassent un peu tout le monde : bien bruyants, ils reprennent en coeur et à tue-tête chaque chanson diffusée par les hauts-parleurs de notre véhicule, un "school bus" américain reconverti en transport d'adultes. Enfin ils sortent du bus et la fin du voyage bénéficie d'un niveau sonore plus serein (malgré les hauts-parleurs-hurleurs qui, eux, ne décolèrent pas, encore furieux contre les 3 jeunes qui voulaient leur voler la vedette! Ou alors est-ce pour éviter un endormissement malheureux à notre chauffeur ?).
Arrivée à Belize city avec une bonne heure de retard (ou deux je ne sais plus, trop occupé à savourer ce voyage au bout de la nuit tropicale, la lune presque pleine, l'horizon enflammé par un coucher de soleil aussi rose que les plumes des flamands pour regarder ma montre) . Comme quoi, finalement, les lois de l'arythmétique font preuve d'une certaine universalité, malgré l'optimisme local...
Le lendemain départ pour Florès, après avoir échappé aux griffes d'un rasta-man me promettant une réduction sur le ticket de bus si je lui payait un petit-déj... Il a quand même gardé mon billet de 200 pesos au moins 40 minutes dans sa poches avant que je ne réussisse à le lui reprendre... Tikal m'attend, je serai au RV...

mardi 10 avril 2007

"Comme un oiseau sans aile"...

Comment fait-on quand on adore les voyages, les découvertes, les nouveautés dans des pays étrangers et qu'on n'a pas le sens de l'orientation ? Et oui, ça serait trop facile sinon... Et bien je suis comme un oiseau sans aile, un voyageur sans sens de l'orientation!
¿ Mais il est où, bon sang, cet hôtel économique indiqué par le Lonely Planet ??? ¿ Il se cache où le bougre ? Pourtant ça devrait être là...
¿ Et cette rue, là, avec le marchand de glace hilare à force de me voir passer chargé comme un mulet avec mes mon enorme sac à dos alors qu'il fait 40 degrés à l'ombre (je me demande d'ailleurs comment ils font pour obtenir ce résultat parce qu'à cette heure-là et à cette latitude-là, y en a pas d'ombre...) , cette rue donc, elle ferait pas un peu exprès de tourner en rond ?
Bref, j'ai donc développé une aptitude, non pas à m'orienter rapidement, il ne faut pas rêver, on ne se refait pas comme ça, d'un coup de baguette magique..., mais à trouver rapidement l'office du tourisme de chaque ville, village où m'amène les bus, les mini-bus et autres moyens de transport disponibles. Et je dois dire que les Mexicains font bien les choses : partout on me donne un plan de la ville, des adresses d'hôtels (en commençant par les plus chers, évidemment. Mais en m'entendant pleurer 45 minutes parce que je suis pas un Gringo, mais un pauvre européen, et que tous mes sous y sont partis dans le billet d'avion, et que y faut que je survive ici pendant 2 mois... Ah, l'argument qui tue c'est le coût de la vie chez nous : loyer, sorties, et tout et tout. Mais ça je l'utilise pas trop parce que ça leur fout le moral en l'air... Bref, c'est plutôt mon argumentaire pour marchander tout ça. Mais j'arrive quand même à avoir les adresses des hôtels abordables...) et me voilà repartie dans un nouvel univers urbain (bon, y a des coins dont on fait rapidement le tour, c'est vrai...), à la recherche du lit qui m'accueillera ce soir... ( Et de la douche, parce qu'avec un bon gros sac sur le dos, on n'a qu'une envie : de l'eau bien froide pour éliminer transpiration, sudation et autres sécrétions corporelles abondantes sous les tropiques. Et oui, c'est ça aussi les voyages...)
Et bien les Mexicains y z'ont tout prévus pour les pauvres touristes incapables de s'orienter : ils sont allé jusqu'à débaptiser leur rue pour leur donner des Numéros !!! Et oui, c'est fou, non ? La 1ère fois que j'ai vu ça, je me suis dit : "Dans cette ville, ils sont géniaux, vraiment". C'était à Puebla. Puis à Campèche, pareil ! Et Cozumel, Itou ! Génial, non ?
¿ Mais au fait, les numéros pairs, ils vont du nord au Sud ou l'inverse ? ¿Et les avenues, elles font d'Ouest en Est ou le contraire ? ¿ Et maintenant que je suis Calle (= rue en espagnol, pour le lecteur non averti) Calle 5, comment je fais pour aller Avenida 12 ou Calle 8 ?
Et M---, je suis encore perdu...

Merci Benoît, maintenant tout le monde a accès...

Aux commentaires... J'ai modifié les paramètres. (Enfin j'espère !) Heureusement que tu veilles au grain... Ça veut dire qu'en cliquant sur "commentaires", Ami(e) [je mets (e) parce que j'espère qu'au moins ma mère, ma soeur et ma nièce liront ces quelques lignes...] lecteur et Lectrice, tu peux m'encourager, me répondre, me demander des précisions. Pour les lettres d'insultes, les injures, les menaces et les personnes à qui je devrais de l'argent, merci de vous prendre votre mal en patience... Au fait Benoît, comment ça se passe pour toi ? Déjà au Pérou ?

Délires en ombres chinoises...

Voilà, tout simplement, ça fait du bien de temps en temps... Et comme le dis mon ami Francis : "Y a pas de mal à se faire du bien, parce que le mal bien fait, ne fait jamais bien mal..." Un fort espagnol datant de la grande époque de la Flota del Oro, dans les environs de Campeche (ville prise, pillée et sacagée maintes fois par les pirates, corsaires et autres flibustiers), une lumière à faire pâlir d'envie tout impressioniste, un ciel commençant à s'assombrir pour faire place à la nuit tropicale, et voilà une chorégraphie en ombre chinoise qui a ravit mon esprit pendant un bon et long moment, le temps d'essayer tous les mouvements, toutes les positions, de courir pour visualiser l'image, de tester les attitudes, de courir pour déclencher le minuteur, de reprendre la pose... Un vrai sport tout ça!

Mais pourquoi donc les gardiens du fort-musée faisaient une drôle de têtes en me croisant quand je suis sorti du musée ???

(Gardiens qui à mon arrivée se régalaient d'un tonitruant concert de Nirvana joué par leur chaine hifi. J'ai fait mon entrée au moment ou Kurt Cobain attaquait "Smells Like Teen Spirit", ambiance surréaliste au Musée ! Le seul gardien visible somnolait, dormait ou travaillait à l'observation d'une partie du monument (?); impossible à dire : il était plié en deux sur l'ancien puit, complètement inanimé... Ses confrères parurent assez surpris qu'un visiteur ose perturber la tranquilité (relative vu le niveau sonore du moment...) de cet après-midi, à seulement une heure et demi de la fermeture de ce haut lieu de la culture... on n'a pas idée, je vous jure... Quelque chose me dit que si leur ancêtres espagnols mettaient autant d'ardeur à défendre leur belle et riche cité, le choix des flibustiers quant à la cible de leurs exactions me parait tout naturel...

mercredi 4 avril 2007

J'ai rencontré Bruce WILLIS, Incroyable...

Et oui, au détour d'une école de plongées on tombe sur une star, une vraie star. Cozumel est une île super touristique, mais d'habitude on rencontre plutôt l'Américain moyen, très moyen...
Et en plus assez sympathique avec

ça, puisqu'il s'applique pour les autographes...

Sympa, non, le Bruce ?

(Bon, j'aurais aimé rencontrer Demi Moore aussi, mais il ne faut pas être trop exigeant quand même...)

Comment ça c'est passé ? Tout simplement, c'était il y a presque 15 jours, je revenais de ma session de plongée, et Bruce était là, tranquillement en train de demander des informations à Sarah (Sur la photo également...). Bon, je ne pouvais pas rater une telle occasion, et lui c'est volontier prêté au jeu...

Bon, allez, j'y retourne, c'est pas le tout, j'ai pas que ça à faire, moi...

mardi 3 avril 2007

Temple MAYA, en veux-tu, en voila...

Ah oui, au fait, ça a l'air de quoi un temple maya ? Et bien voilà... En plus, je l'ai pour moi tout seul, mon temple maya... Et ca, c'est assez sympa. Bon, y z'avaient pas prevu d'endroit pour poser l'appareil photo en mode minuteur, mais à part ça, c'est tres bien conçu ces bâtiments là... C'est pas ça qui allait m'empêcher de prendre une photo tout de même ! Ça résiste à tout : hurricane, tempêtes tropicales, usure du temps, attaque de la végétation (vu que tout ça a été abandonné il y a pas mal de temps. Ceux qui ont lu attentivement les messages précédents savent que l'une des sources principales d'information sur la culture maya est l'Amicale des Archéologues Amateurs Americains Authentiques, très connus sous l'acronyme AAAAA, qui n'a rien à voir avec l'Association des Amateurs d'Andouillettes Authenthiques de l'Aveyron, comme on essaie souvent de nous le faire croire en France. J'ai d'ailleurs, en la personne d'Igualito, rencontré un émminent representant de cette association. A ce jour, j'ai eu le bonheur immense de découvrir 5 de ces merveilles, et je présenterai bientôt mon TOP 5 des sites archéologiques... Pour le moment, j'en ai fini avec la partie culturelle de mon voyage, je passe à la partie linguistique : cours d'espagnol à San Cristobal de Las Casas, 2000m d'altitude, en plein CHIAPAS, sur les terres du Sous-Commandant Marcos... Je ne sais pas très bien si l'espagnol me sera très utile ici : c'est bourré d'Indiens, descendants des Mayas, qui parlent les langues d'origines : Tzotzil, Nahuatl, et d'autres toutes aussi incompréhensibles pour le commun des mortels... Mais que de couleurs et de costumes sur les marchés, dans les rues... Mais attention, pas de photos : les croyances anciennes cohabitent avec le Christianisme, et une photo peut voler une âme... Promis, je vous raconterai tout !