mercredi 18 avril 2007

TIKAL, ça déménage...

Tikal, site mythique... Perdu au fin fond de la forêt tropicale du Guatémala, découvert par hasard par les chercheurs de gomme, et connu de millions et de millions de spectateurs (un épisode "La Guerre des Etoiles" a été tourné dans le coin, utilisant les vestiges pré-colombiens Geores Lucas transforme des temples mayas en forteresses de sciences fiction...), Tikal est aujourd'hui l'attraction touristique majeure de ce bout de jungle perdu au fin fond de l'Amérique Centrale.
Pour y arriver, rien de simple, tout est compliqué. J'ai choisi de passer par Bélize City, vous verrez que le départ de Tikal vaut le détour également.
Tikal rime avec matinal (aïe, aïe, aïe !). En effet, ce haut lieu de l'éco-tourisme se visite le matin, afin de percevoir de nuit tous les bruits de la jungle environnante, et de découvrir le réveil de milliers d'animeaux sur ce site archéologique.
Et bien croyez-le ou non, mais ils ont réussi à me faire lever à 3H du mat (si, si c'est vrai... Personne je crois, même pour le travail, n'avait réussi un tel exploit!), pour aller de Florès (Ah, Florès, charmante petite ville isolée sur sa presqu'île et baignée par le lac Peten, un vrai régal ce lac d'eau tiède...) jusqu'au site archéologique. Le départ prévu à 3H du mat a lieu à
3H40, merci les organisateurs. Heureusement à cette heure-là, au milieu de la nuit, j'ai le cerveau trop embrumé pour raller. (Au passage merci au baroudeur Américain qui m'a prêté son réveil matin... Tu vois Stéphane, y sont pas tous à jeter les Ricains...).
Arrivée de nuit sur le site, certains gardiens ont des fusil pompes (il parait que dans la jungle il n'y a pas que des animeaux gentils...), cela ne nous empêche aucunement de nous engager sur le petit chemin aménagé dans la forêt tropicale. Au grand dam des singes hurleurs, qui manifestent bruyament leur mécontentement face à l'intrusion d'une horde de touristes munis de lampes frontales ou de poche (sauf moi, j'ai fait mon sac un peu trop vite... Et puis on voit très bien la nuit dans la jungle, la preuve c'est moi qui ouvrait le chemin. Même pas peur!) Et la franchement on n'a pas envie de se trouver face à face avec un hurleur, parce que vu l'intensité sonore du cri, ça doit faire au moins 100 KG cet animal-là... Nous voilà au sommet d'un édifice, l'un des plus haut, entourés de nuage de brume, de nombreux autres groupes touristiques (business, business...) et des bruits de la jungle qui se réveille. Bien que cela manque un peu d'authenticité (vu le nombre de personnes haut-perchées au sommet de l'édifice) c'est pas tous les jours qu'on voit et qu'on entend la jungle se réveiller : singes hurleurs, animaux en tout genre, pic-vert, perroquet, et des dizaines d'autres volatilles (dont on m'a donné les noms en anglais !) nous font l'honneur de déployer leur parures du matin, en passant et repassant devant nous (enfin surtout pour les oiseaux, parce que les autres animeaux, plus pudiquent restent à l'abri des feuillages tropicaux...).
La suite de la visite se poursuit à la fois sur le thème de l'éco-tourisme et de l'archéologie, notre guide hurlant comme un forcené pendant 40 bonnes minutes sous un arbre, le secouant même, pour réveiller un groupe de singes hurleurs qui avait réussit à se rendormir... C'est au moment ou nous nous éloignons que les mamifères nous gratifient d'une bordée d'injures bien salées, qui aurait fait frissonner le Capitaine Haddock de bonheur. (Pas si gros que ça finalement, le singe hurleur, un autre animal à grande gueule, c'est tout !)
5 temples plus tard, quelques moments de vertiges passés (surtout pour redescendre, c'est haut c'est trucs-là), des centaines de marches avalées, des rencontres de touristes de Norvège, de Suisse, des E-U, et d'ailleurs, des dizaines de photos dans la mémoire de mon Olympus de poche, c'est encore une fois subjugué par le spectacle que j'ai eu la chance de contempler que je remonte dans le minibus, en route vers d'autres aventures...

En passant par Belize pour rejoindre le Guatemala

Récit d'une partie de la nuit en bus, entre la frontière du Mexique et Belize City, capitale de l'état du même nom, où, le guide du Routard le précise avec raison (Au fait, merci Christa pour le livre...), qu'il n'y a vraiment pas grand chose à faire (dans la ville elle-même, parce les îles avoisinantes regorgent de splendeurs dit-on...).
Incertitude déjà sur le départ... En effet, le chauffeur et son assistant, 2 blacks bien costauds (je le note parce qu'au Mexique on voit très peu de blacks), s'affairent autour d'un capot relevé. On ne peut pas les rater, le capot se trouve à côté du siège du chauffeur. Boite de vitesse, réglage du ralentie, en tout cas ça les occupe, mais cela ne les inquiète en rien, le départ aura lieu à l'heure. John J. Hopkins, l'Américain paumé qui ne lâche jamais ni sa carte de l'Amérique Centrale ni sa bière (à 4 h de l'aprem...) - et oui, parce qu'il ne se souvient jamais où il doit aller, alors une carte c'est bien pratique, non ? - John J. et moi donc manifestons un optimisme beaucoup plus nuancé... Et bien, nous avions tort, départ dans les temps (enfin presque), et le bus se remplit petit à petit, au gré d'arrêt dont la logique nous échappe complètement (à force s'habitue...), d'une foule bigarrée, non pas black-blanc-beurre comme chez nous, mais black, latino et métis. Travailleurs frontaliers regagnant leur foyers, voyageurs (on est 2 gringos dans le bus, c'est tout), réfugiés de pays d'Amérique Centrale, il y a de tout. Notamment un homme d'une quarantaine d'annés, au visage buriné par le soleil, aux yeux d'un vert clair assez surprenant dans ses contrées exotiques. Il me fait penser à certains Turcs croisés du côté de Bodrum en 2001... Cet homme est chez lui, il passe la frontière à coup de grande claque dans le dos pour les douaniers, qui ne semblent pas s'en ofusquer... Je n'ose lui demander d'où il vient, qui il est, où il va... Le mystère restera entier.
Au passage de la frontière le douanier mexicain me soulage de 100 Pesos (50 francs, 7Euros 50), me garantissant qu'à mon retour en terre mexicaine on en me demandera rien. C'est bizarre mais plus il le dit, moins je le crois... Le voyage continue, le bus se rempissant de plus en plus, certains passagers voyageant debout, un groupe de 3 jeunes parlant haut et fort en ce créole anglophone, dont je saisis quelques brides, particulièrement un mot qui revient très très fréquement : "Fucking..."
Arrivée prévue vers 20H30 à destination (départ vers 17H30), soit 3 H pour parcourir plus de 390 KM, d'après le panneau que je viens d'apercevoir (pourvu qu'il compte en KM et pas en Miles ici... Après tout, ils parlent bien anglais, on ne sait jamais !). Avec toujours autant d'arrêts au milieu de rien du tout : certains montent, d'autres descendent, mais où vont-ils ? Et comment fait notre assistant chauffeurs pour s'adresser à ceux qui viennent de monter, en reconnaissant ceux qui se sont déjà acquittés de leur dû ? (Et oui, il fait nuit, les ampoules du plafonnier ne diffusent qu'une faible lueur, quand elles acceptent de fonctionner, et ils sont presque tous noirs là-dedans !!! Chapeau, un vrai pro ce type !)
Au cours d'un bref arrêt le chauffeur me confirme l'heure d'arrivée. Décidément les lois de l'arithmétique tropicale et le calcul des vitesses suivent des logiques pour nous bien ésotériques.
L'animation des 3 jeunes créoles lassent un peu tout le monde : bien bruyants, ils reprennent en coeur et à tue-tête chaque chanson diffusée par les hauts-parleurs de notre véhicule, un "school bus" américain reconverti en transport d'adultes. Enfin ils sortent du bus et la fin du voyage bénéficie d'un niveau sonore plus serein (malgré les hauts-parleurs-hurleurs qui, eux, ne décolèrent pas, encore furieux contre les 3 jeunes qui voulaient leur voler la vedette! Ou alors est-ce pour éviter un endormissement malheureux à notre chauffeur ?).
Arrivée à Belize city avec une bonne heure de retard (ou deux je ne sais plus, trop occupé à savourer ce voyage au bout de la nuit tropicale, la lune presque pleine, l'horizon enflammé par un coucher de soleil aussi rose que les plumes des flamands pour regarder ma montre) . Comme quoi, finalement, les lois de l'arythmétique font preuve d'une certaine universalité, malgré l'optimisme local...
Le lendemain départ pour Florès, après avoir échappé aux griffes d'un rasta-man me promettant une réduction sur le ticket de bus si je lui payait un petit-déj... Il a quand même gardé mon billet de 200 pesos au moins 40 minutes dans sa poches avant que je ne réussisse à le lui reprendre... Tikal m'attend, je serai au RV...

mardi 10 avril 2007

"Comme un oiseau sans aile"...

Comment fait-on quand on adore les voyages, les découvertes, les nouveautés dans des pays étrangers et qu'on n'a pas le sens de l'orientation ? Et oui, ça serait trop facile sinon... Et bien je suis comme un oiseau sans aile, un voyageur sans sens de l'orientation!
¿ Mais il est où, bon sang, cet hôtel économique indiqué par le Lonely Planet ??? ¿ Il se cache où le bougre ? Pourtant ça devrait être là...
¿ Et cette rue, là, avec le marchand de glace hilare à force de me voir passer chargé comme un mulet avec mes mon enorme sac à dos alors qu'il fait 40 degrés à l'ombre (je me demande d'ailleurs comment ils font pour obtenir ce résultat parce qu'à cette heure-là et à cette latitude-là, y en a pas d'ombre...) , cette rue donc, elle ferait pas un peu exprès de tourner en rond ?
Bref, j'ai donc développé une aptitude, non pas à m'orienter rapidement, il ne faut pas rêver, on ne se refait pas comme ça, d'un coup de baguette magique..., mais à trouver rapidement l'office du tourisme de chaque ville, village où m'amène les bus, les mini-bus et autres moyens de transport disponibles. Et je dois dire que les Mexicains font bien les choses : partout on me donne un plan de la ville, des adresses d'hôtels (en commençant par les plus chers, évidemment. Mais en m'entendant pleurer 45 minutes parce que je suis pas un Gringo, mais un pauvre européen, et que tous mes sous y sont partis dans le billet d'avion, et que y faut que je survive ici pendant 2 mois... Ah, l'argument qui tue c'est le coût de la vie chez nous : loyer, sorties, et tout et tout. Mais ça je l'utilise pas trop parce que ça leur fout le moral en l'air... Bref, c'est plutôt mon argumentaire pour marchander tout ça. Mais j'arrive quand même à avoir les adresses des hôtels abordables...) et me voilà repartie dans un nouvel univers urbain (bon, y a des coins dont on fait rapidement le tour, c'est vrai...), à la recherche du lit qui m'accueillera ce soir... ( Et de la douche, parce qu'avec un bon gros sac sur le dos, on n'a qu'une envie : de l'eau bien froide pour éliminer transpiration, sudation et autres sécrétions corporelles abondantes sous les tropiques. Et oui, c'est ça aussi les voyages...)
Et bien les Mexicains y z'ont tout prévus pour les pauvres touristes incapables de s'orienter : ils sont allé jusqu'à débaptiser leur rue pour leur donner des Numéros !!! Et oui, c'est fou, non ? La 1ère fois que j'ai vu ça, je me suis dit : "Dans cette ville, ils sont géniaux, vraiment". C'était à Puebla. Puis à Campèche, pareil ! Et Cozumel, Itou ! Génial, non ?
¿ Mais au fait, les numéros pairs, ils vont du nord au Sud ou l'inverse ? ¿Et les avenues, elles font d'Ouest en Est ou le contraire ? ¿ Et maintenant que je suis Calle (= rue en espagnol, pour le lecteur non averti) Calle 5, comment je fais pour aller Avenida 12 ou Calle 8 ?
Et M---, je suis encore perdu...

Merci Benoît, maintenant tout le monde a accès...

Aux commentaires... J'ai modifié les paramètres. (Enfin j'espère !) Heureusement que tu veilles au grain... Ça veut dire qu'en cliquant sur "commentaires", Ami(e) [je mets (e) parce que j'espère qu'au moins ma mère, ma soeur et ma nièce liront ces quelques lignes...] lecteur et Lectrice, tu peux m'encourager, me répondre, me demander des précisions. Pour les lettres d'insultes, les injures, les menaces et les personnes à qui je devrais de l'argent, merci de vous prendre votre mal en patience... Au fait Benoît, comment ça se passe pour toi ? Déjà au Pérou ?

Délires en ombres chinoises...

Voilà, tout simplement, ça fait du bien de temps en temps... Et comme le dis mon ami Francis : "Y a pas de mal à se faire du bien, parce que le mal bien fait, ne fait jamais bien mal..." Un fort espagnol datant de la grande époque de la Flota del Oro, dans les environs de Campeche (ville prise, pillée et sacagée maintes fois par les pirates, corsaires et autres flibustiers), une lumière à faire pâlir d'envie tout impressioniste, un ciel commençant à s'assombrir pour faire place à la nuit tropicale, et voilà une chorégraphie en ombre chinoise qui a ravit mon esprit pendant un bon et long moment, le temps d'essayer tous les mouvements, toutes les positions, de courir pour visualiser l'image, de tester les attitudes, de courir pour déclencher le minuteur, de reprendre la pose... Un vrai sport tout ça!

Mais pourquoi donc les gardiens du fort-musée faisaient une drôle de têtes en me croisant quand je suis sorti du musée ???

(Gardiens qui à mon arrivée se régalaient d'un tonitruant concert de Nirvana joué par leur chaine hifi. J'ai fait mon entrée au moment ou Kurt Cobain attaquait "Smells Like Teen Spirit", ambiance surréaliste au Musée ! Le seul gardien visible somnolait, dormait ou travaillait à l'observation d'une partie du monument (?); impossible à dire : il était plié en deux sur l'ancien puit, complètement inanimé... Ses confrères parurent assez surpris qu'un visiteur ose perturber la tranquilité (relative vu le niveau sonore du moment...) de cet après-midi, à seulement une heure et demi de la fermeture de ce haut lieu de la culture... on n'a pas idée, je vous jure... Quelque chose me dit que si leur ancêtres espagnols mettaient autant d'ardeur à défendre leur belle et riche cité, le choix des flibustiers quant à la cible de leurs exactions me parait tout naturel...

mercredi 4 avril 2007

J'ai rencontré Bruce WILLIS, Incroyable...

Et oui, au détour d'une école de plongées on tombe sur une star, une vraie star. Cozumel est une île super touristique, mais d'habitude on rencontre plutôt l'Américain moyen, très moyen...
Et en plus assez sympathique avec

ça, puisqu'il s'applique pour les autographes...

Sympa, non, le Bruce ?

(Bon, j'aurais aimé rencontrer Demi Moore aussi, mais il ne faut pas être trop exigeant quand même...)

Comment ça c'est passé ? Tout simplement, c'était il y a presque 15 jours, je revenais de ma session de plongée, et Bruce était là, tranquillement en train de demander des informations à Sarah (Sur la photo également...). Bon, je ne pouvais pas rater une telle occasion, et lui c'est volontier prêté au jeu...

Bon, allez, j'y retourne, c'est pas le tout, j'ai pas que ça à faire, moi...

mardi 3 avril 2007

Temple MAYA, en veux-tu, en voila...

Ah oui, au fait, ça a l'air de quoi un temple maya ? Et bien voilà... En plus, je l'ai pour moi tout seul, mon temple maya... Et ca, c'est assez sympa. Bon, y z'avaient pas prevu d'endroit pour poser l'appareil photo en mode minuteur, mais à part ça, c'est tres bien conçu ces bâtiments là... C'est pas ça qui allait m'empêcher de prendre une photo tout de même ! Ça résiste à tout : hurricane, tempêtes tropicales, usure du temps, attaque de la végétation (vu que tout ça a été abandonné il y a pas mal de temps. Ceux qui ont lu attentivement les messages précédents savent que l'une des sources principales d'information sur la culture maya est l'Amicale des Archéologues Amateurs Americains Authentiques, très connus sous l'acronyme AAAAA, qui n'a rien à voir avec l'Association des Amateurs d'Andouillettes Authenthiques de l'Aveyron, comme on essaie souvent de nous le faire croire en France. J'ai d'ailleurs, en la personne d'Igualito, rencontré un émminent representant de cette association. A ce jour, j'ai eu le bonheur immense de découvrir 5 de ces merveilles, et je présenterai bientôt mon TOP 5 des sites archéologiques... Pour le moment, j'en ai fini avec la partie culturelle de mon voyage, je passe à la partie linguistique : cours d'espagnol à San Cristobal de Las Casas, 2000m d'altitude, en plein CHIAPAS, sur les terres du Sous-Commandant Marcos... Je ne sais pas très bien si l'espagnol me sera très utile ici : c'est bourré d'Indiens, descendants des Mayas, qui parlent les langues d'origines : Tzotzil, Nahuatl, et d'autres toutes aussi incompréhensibles pour le commun des mortels... Mais que de couleurs et de costumes sur les marchés, dans les rues... Mais attention, pas de photos : les croyances anciennes cohabitent avec le Christianisme, et une photo peut voler une âme... Promis, je vous raconterai tout !